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Archives Mensuelles: juillet 2013

 » Je reste persuadé que la vie est ce qu’on en fait, et qu’il n’est pas d’âge qui soit particulièrement malheureux – si ce n’est celui où l’on abandonne la partie – et on peut l’abandonner à tout âge. Je trouverai la vie laide le jour où je me mettrai assis et ne voudrai plus me relever. Pour le moment – pour moi – vingt ans, c’est l’âge d’une grande décision; c’est l’âge où je risque ma vie, mon avenir, mon âme, tout, dans l’espoir d’obtenir plus; c’est l’âge où je travaille sans filet. C’est terrible, bien sûr…mais n’est ce pas cela, vivre? Il me semble que je ne pourrai pas dire, plus tard, d’un air désabusé : « Ah! Si j’avais vingt ans… »; je ne crois pas non plus que je pourrai gémir en disant : « Vingt ans : une bien triste période… ». Je ne souhaite qu’une chose : c’est d’être capable toute ma vie de prendre des risques et ne jamais vouloir m’arrêter en chemin. N’est ce pas cela, « avoir toujours vingt ans?  »

Bernard Marie Koltes

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